
"Pigeonnier aux bruyères". Huile sur toile (format 6F), réalisé en 1994/95.
Il s'agit ici d'un pigeonnier du Sud-Ouest plongé en plein coeur d'une forêt de Sologne. Ce tableau correspond à une période de ma vie où j'étais installée avec ma famille en Sologne. Et j'ai donc voulu en dépeindre la beauté de ses paysages tout en y incorporant un élément du Sud-Ouest, région chère à mon coeur.
Les forêts de Sologne sont très claires et chaleureuses grâce à leurs bouleaux, ces arbres de caractère à l'écorce blanche, et à la bruyère dont la couleur douce est très particulière et donne le ton de l'atmosphère du tableau. La lumière qui rentre dans ces forêts est extraordinaire et c'est ce qui fait qu'on s'y sent bien et qu'on a envie d'y rester. Elle fait penser aux beaux jours et au retour du printemps.
En mélangeant le pigeonnier et ce type de forêt qui sont étrangers géographiquement, j'ai voulu faire un compromis visuel cohérent propice à la création d'un nouvel univers plein de charme et qui aurait très bien pu exister. J'aime beaucoup cette démarche de mélange de plusieurs éléments distincts tout en respectant certaines règles de tons et de couleurs, de logique et de cohérence. Cela me permet de réaliser une nouvelle composition tout à fait originale et inédite et parfois même de créer un univers presque fantastique. Et c'est étrange d'imaginer que finalement des éléments si éloignés sur la carte peuvent très bien s'accorder une fois réunis sur la toile et composer un paysage qui aurait pu exister dans la réalité. En tout cas, c'est ce qu'ont cru beaucoup de personnes qui ont laissé leurs yeux s'égarer en ces bois.
par Héliette WZGARDA
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"On nous observe". Huile sur toile (format 24x19).
Ces pissenlits me font penser à des petits lutins qui nous observent. Il y a un petit côté féérique dans ce tableau mais aussi beaucoup de simplicité dans sa symbolique. Car en effet même si le pissenlit est une fleur toute simple elle nous rappelle un peu de notre enfance lorsqu'on s'amusait à souffler sur les pétales pour les faire voler dans tous les sens.
Il y a beaucoup de poésie dans la représentation de cette fleur car elle nous inspire la simplicité, la légèreté et la fragilité. C'est la beauté la plus simple de la Nature et aussi la plus naive. Rappelez-vous la fameuse "semeuse" qui sème à tout vent sur les couvertures des célèbres encyclopédies. Eh bien, le pissenlit, c'est ça. C'est cette femme qui souffle avec insouciance et légèreté un air de liberté dans ce joli petit bout de nature. Ce sont en quelque sorte les yeux de Dame Nature qui observe avec recul le comportement des humains. Mais notre grand malheur est que celle-ci est si fragile qu'en un léger souffle on peut lui fermer les yeux et la rendre aveugle comme on éteint une bougie d'un mouvement de lèvres. En résumé, le pissenlit devrait peut-être servir de symbole à l'écologie et à la protection de l'environnement...
par Héliette WZGARDA
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Dimanche 24 décembre 2006
"Fleurs en fête". Huile sur toile (format 78x75).
Le coeur de ce tableau, c'est l'Arum. Cette fleur parfaite par son aspect et sa tenue. Unique et majestueuse, l'Arum passerait presque pour une fleur artificielle tellement ses pétales, ses feuilles et sa tige sont absolument impeccables, lisses. Une fleur droite et forte, éclatante et resplendissante de vie. On ne peut s'empêcher de faire le parallèle avec une autre magnifique fleur qu'est la femme dans toute son essence. Comme le corps d'une femme, l'Arum arbore douceur, rondeur et fermeté. La moindre de ses courbures rappelle le corps d'une femme qui se tient toujours droite au milieu des méandres de la vie que l'on retrouve dans le voile torturé au pied du vase. Chaque nervure est un souffle de vie ou de souffrance qui contribue à la personnalité de chaque fleur.
Il y a cependant une touche d'amertume puisque certaines fleurs éclatent au grand jour dans la lumière de la vérité tandis que d'autres finissent par tomber, épuisées par l'oeuvre du temps. Mais même quand elle se fâne, la fleur reste toujours belle comme vitrifiée par le temps qui s'arrête.
Chaque femme est une fleur qui ne demande qu'à s'épanouir en son propre bouquet.
par Héliette WZGARDA
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Peinture à l'huile, format 25F (81x65cm).
Chaque élément de ce tableau représente un voyage effectué avec ma famille. Le calendrier sur le mur fait référence à la ville d'Arras (région Nord/Pas-de-Calais). Vous noterez qu'il affiche le 1er Janvier, date à laquelle j'ai terminé cette toile. Une date qui marque la fin d'une année mais aussi l'entrée dans une autre ère, une conclusion donc à cette création qui arrive à son terme pour permettre de me lancer sur une autre. Les livres sur les étagères et sur la table symbolisent également les pays dont ils sont originaires (Pologne, Russie, Afrique...). Le coupe-papier qui repose sur le livre est en ivoire du Congo, sans doute l'arme idéale pour terrasser le monstrueux boa qui arpente indéfiniment les pages fumées du livre ancien qui le retient prisonnier.
En fait, en regardant ce tableau on peut imaginer être pris de deux sensations à la fois: l'invitation au voyage et à l'imaginaire mais aussi la nostalgie de ces moments agréables avec la symbolique du temps qui passe exprimée par la vieille montre au premier plan en bas à droite. Position idéale pour un tel objet qui vient équilibrer la composition par sa situation sur la toile avec le calendrier du nouvel an qui est à l'angle opposé. La ligne constituée de ces deux éléments représente la règle immuable du temps qui passe, de la vie et de la mort, du début et de la fin.
A l'inverse, dans la diagonale opposée, la pipe et la lampe à pétrole semblent former une ligne de chaleur et donc un côté humain par leur fonctionnalité. Ces objets prennent vie tous les deux grâce au contact avec le feu chaleureux qui leur est apporté par la main de l'homme, des objets aux noms féminins qui peuvent aussi symboliser le besoin pour l'homme de maîtriser la "flamme" mais aussi ... la femme.
Ce sont cependant des "archives sentimentales" car plusieurs de ces objets appartiennent à la famille et à mes proches, c'est pourquoi ils ont pour moi une grande valeur symbolique et "sentimentale". Chaque objet est là pour témoigner de son vécu, de chacune des étapes de notre vie. Il est sûr et certain que devant la mort nous sommes nus; seuls restent les objets nous ayant appartenu. Mais les objets aussi ont une vie, une histoire. Peut-être s'imprègnent-ils de notre caractère, d'un peu de notre âme. C'est même certain. C'est leur façon à eux de raconter une histoire...
par Héliette WZGARDA
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